Le président Sarkozy a remercié le président colombien Uribe ainsi que l'armée colombienne, et il le peut, car l'action de cet homme a ien souvent été remise en cause par les soutiens français, et par le président vénézuélien qui a pris exemple sur eux pour mieux se mettre en valeur.
Née à Bogota le jour de Noël de l'année 1961, Ingrid Bétancourt, fille d'un diplômate, a vécue en conséquence son enfance en France, pays qui est ainsi devenu cher en son coeur, comme une seconde première patrie. Elle retourna en Colombie en 1990, pour se présenter comme une personnalité politique qui veut apporter aux Colombiens la fierté de leur nationalité. Car cette fierté s'efface malheureusement face à l'état de quasi-guerre-civile dans lequel se trouve son pays d'origine.
Aussitôt, elle devient ministre des finances, puis député en 1994, avant de créer son parti Oxigeno Verte, et de devenir sénatrice, en 1998.
Quatre ans plus tard, elle est candidate aux élections présidentielles, participe aux tentatives de négociations avec les FARCs où elle dit "no mas secuestros" = "plus jamais d'enlèvement". Peu de temps après, elle devait repartir en hélicoptère, mais il y eut annulation et on lui donna en remplacement un 4x4. Simple erreur d'organisation ou préméditation ? En tout cas, ce retour par la route est stoppé, et Ingrid Bétancourt est enlevée par les FARCs, le 23 Février 2002.
Dès lors, elle et son attachée vivrons dans la misère. La nourriture est loin d'être de la grande gastronomie, et la marche est une obligation. En effet, ses geoliers doivent beaucoup se déplacer pour ne pas se faire repérer par l'armée nationale colombienne. Du coup, les soins eux aussi ne sont pas le fort des guerilleros, et Ingrid Bétancourt tombe malade.
Enfin, au cours de ces derniers mois, l'espoir renaît. Le président Chavez fait son apparition dans l'affaire. Il parvient entre autre à faire libérer un certain nombre d'otages, dont Carla Rojas, l'attachée d'Ingrid. Mais l'action de ce président ne dure qu'un temps, et il se fait petit peu après. La France elle continue à agir par la voie diplomatique, mais le 1er mars 2008, Raul Reyes est assassiné par les forces spéciales colombiennes alors qu'il allait se rendre à des négociations avec des envoyés français ; et 25 jours plus tard c'est au tour de Manuel Marulanda de décéder de façon naturelle à l'âge de 78 ans.
L'assassinat de Raul Reyes a montré déjà que l'armée colombienne avait pu infiltrée les FARCs. Et c'est ce genre d'infiltration qui fit profiter les colombiens du flotement qui règne chez les guerilleros après le 26 Mars 2008, et les amener à la libération d'Ingri Bétancourt, la GRANDE otage franco-colombienne, grâce aux services secrets colomobiens développés grâce à l'aide américaine ou israëlienne, ou des deux. Bref, après 2321 jours, c'est a fin du calvaire pour cette femme et 14 de ses co-détenus.
